Voilà, il est 5h44, je viens de rentrer, et ce serait stupide de me coucher maintenant vu qu’il faudrait que je me lève dans bien moins de deux heures… Et par respect pour mes voisins, je ne prends pas de douche tout de suite ; alors j’écris.

J’étais à la troisième nuit des Nuits sonores 2008. Dans une usine désaffectée.

C’était vraiment bien. Le son était de très bonne qualité, et j’ai bien profité d’Agoria et Laurent Garnier. Mes pieds sont en compote (Garice serait là, il demanderait où est la compote :-) ) d’avoir travaillé debout toute la journée, fait la queue presque une heure pour entrer dans l’usine, puis d’avoir dansé deux heures durant. Mais je suis bien contente.

Rentrer chez moi sans avoir à marcher sur la pointe des pieds est également fort agréable. Pas peur de réveiller enfants ou mari, c’est cool. Par contre, je suis CRE – VÉE !

Et d’ailleurs, c’est pas raisonnable du tout du tout, mais je vais quand même me coucher finalement. Mes yeux se ferment, mon dos hurle et… zzzzzzzzz

Edit 7h45 : Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Edit 8h20 : Ouuuups… Mes efforts d’économie d’eau de ces au moins 3 dernières années viennent d’être réduits à néant ! Et j’ai dû vider à moi seule la réserve d’eau chaude sous cette douche bienfaîtrice. J’avais mal de partout et j’avais la tête complètement dans le… Mais je suis désormais fin prête à partir, aller hop !

Edit 13h : Grrrrrrrrrrrrrr

Ayant oublié de récupérer le badge de télépéage dans la 307, j’ai par conséquent déjà dépensé 9€ entre hier et ce matin. Donc pour rentrer j’ai voulu économiser en ne passant pas par téo justement… Imagine… Il fait un superbe temps, la R19 (de Loa petit rappel) est garée au soleil. Je monte dedans : chaleur plus qu’étouffante. La vitre conducteur ne se baisse pas, la clim n’existe pas, mes lunettes de soleil sont elles aussi oubliées dans la 307. Je conduis et je commence à sentir le poids de la chaleur se greffer sur le poids de la fatigue. Tiens bon petite Clem, tu dormiras bientôt ! Aller, le changement de trajectoire s’effectue là : prendre direction Marseille – St Etienne au lieu de Paris – Lyon centre. *Baille à s’en décrocher la mâchoire* “Vos paupières deviennent lourdes… À 3, je claquerai des doigts et vous prendrez direction Paris…

Un…

Deux…

Trois…”

Et pan !!! En plein dedans !! Ah le choc ! Ma bouche s’est ouverte en grand, mais aucun son n’en est sorti. Mes yeux se sont arrondis comme ceux de la maman des poissons sur l’horrible spectacle : je viens de rentrer dans… un terrible embouteillage. En plein soleil. :-) (t’as eu peur hein ? !)

Je passe les détails du genre “manque s’endormir plus d’une fois”, “manque câler”, “manque rentrer délicatement dans la voiture qui n’avance que de 0,40 mètre devant moi”…

Au final, j’ai mis 1 heure pour rentrer dans my home sweet home au lieu de 20 minutes. J’ai économisé 1,80 de péage, mais j’ai failli avoir à dépenser des centaines d’euros pour faire réparer le pare-choc de Loa, ou pour me payer une minerve.

Bref, j’ai dormi de 14h30 à 20h. Je viens d’avoir SupercousinN1N1 au tel qui me propose de le rejoindre en ville où les festivités des Nuits sonores de Lyon continuent en plein air… Vais-je avoir le courage de me préparer pour sortir ? De trouver une place gratuite pour me garer ?… Tu le sauras en regardant le prochain épisode.

BONUS

LYON, 10 mai 2008 (AFP) Par Daniel ABELOUS

Les deux emblématiques dj’s (disc jockeys) de la “french touch”, Laurent Garnier et Agoria, ont ravi vendredi soir durant toute la nuit les 6.000 spectateurs venus voir leur premier duo à l’occasion de la 6e édition du festival des musiques électroniques “Nuits sonores” à Lyon.

C’est dans un entrepôt d’une ancienne usine d’ampoules du 9e arrondissement, que les deux dj’s mondialement connus ont “mixé” ensemble de 23H00 à 06H00 sous les vivats d’un public acquis d’avance et fidèle jusqu’au bout de la nuit.

Servis par un show lumineux et vidéo de grande qualité, qui égayait la froideur esthétique du lieu, Laurent Garnier, 42 ans, et Agoria, alias Sébastien Devaud, 32 ans, ont fait part sur scène d’une complicité certaine, d’une grande maîtrise technique et d’un enthousiasme aussi authentique que communicatif.

“Ils fonctionnent ensemble à merveille. Ils sont en phase et se font plaisir. C’est une grande soirée”, observe André Couturier, un Lyonnais de 30 ans.

“Entre eux, il n’y a pas de problèmes d’ego, ils s’amusent et ils ont un vrai sens du public”, estime pour sa part Anthony Hawkins, un habitué du festival depuis le début.

Le public, composé majoritairement de trentenaires au profil très varié, a rapidement battu le tempo en dansant d’abord par petits groupes avant de ressembler à une armée d’automates réglés de façon presque synchrone sur les “beats” du duo, crachés par plusieurs murs d’enceintes.

A côté, d’autres festivaliers sirotaient tranquillement un rafraîchissement à un bar attenant, mais l’oeil toujours rivé sur la scène ou sur une projection vidéo du spectacle.

“Le line-up (programmation) est magnifique. Ici, le public est mélangé et j’ai l’impression que c’est toute la ville qui vibre”, confie Anne Funk, 27 ans, qui s’est déplacée exprès de Sarbruck, en Allemagne et avoue “une préférence” pour Laurent Garnier.

“Le son est juste parfait”, renchérit enthousiaste Caroline Alt, 31 ans et accompagnée de son ami. “C’est très smooth (doux), ça +monte+ (ndlr : le rythme) trop doucement”, tempère un de ses voisins qui attend impatiemment “l’explosion (sonore) finale”.

Le festival “Nuits sonores”, devenu une des principales références du genre en Europe, accueille depuis mercredi plus de 250 artistes internationaux et se termine dimanche.

L’édition 2007 avait accueilli plus de 50.000 personnes.

BONUS 2

Quatre nuits pour électriser Lyon

De notre correspondant à Lyon OLIVIER BERTRAND

Les Nuits sonores reviennent s’emparer de Lyon. Festival urbain imaginé en 2003 autour des cultures électroniques et numériques, elles prennent possession de la ville durant quatre jours, incitant à la déambulation. Accrochées au centre-ville, elles refusent de se laisser reléguer dans un parc des expositions ou une prairie loin du centre. Elles investissent des locaux industriels, culturels, qu’elles revisitent. Au total, une cinquantaine de lieux sont concernés cette année. Ceux qui n’aiment pas ont intérêt à quitter la ville. 50 000 festivaliers sont attendus pour ce que Vincent Carry, coordinateur du festival, définit comme «l’antithèse des teknivals repliés sur eux-mêmes, sauvages ou autorisés». Il plaide pour l’ouverture à des publics profanes. Des apéros sonores investissent les quartiers, demain, vendredi et samedi. Les rues barrées, des équipes artistiques assurent programmation et technique, tandis que bars et commerces ravitaillent le public qui danse sur le bitume.

«Intransigeance». Depuis cinq ans, ces soirées festives montrent que des événements musicaux sont possibles en centre-ville, sans trop de tensions. Il faut dire que la proposition est généreuse. «Un festival urbain dans tous les sens du terme», résume Vincent Carry. Annuellement, carte blanche est donnée à la scène électro d’une métropole européenne. Après Marseille, Barcelone, Manchester ou Paris, les Nuits sonores invitent Berlin. L’ensemble de la programmation est pointu, assez éloigné là aussi de la musique des teknivals. Pas de ps ytranse, pe u de gros son qui tabasse. «Nous restons aussi sur une ligne intransigeante, sans faire de concessions au buzz, aux artistes qui émergent dans les magazines spécialisés, et sans nous poser a priori la question du remplissage», ajoute Vincent Carry.

Parmi ses préférés de la 6e édition, la DJ parisienne Chloé, qui joue dimanche matin de 4 heures à 6 heures ; et l’inévitable Laurent Garnier, fidèle du festival, qui joue en ping-pong avec Agoria toute la nuit de vendredi (1). Les Nuits restent construites autour des cultures électroniques, mais s’ouvrent progressivement. Aux arts numériques et graphiques depuis le début, à d’autres genres musicaux cette saison. Rock indé, hip-hop, jazz expérimental notamment. L’idée est plus largement de s’ouvrir aux publics, mais aussi à tout ce qui bouge dans la ville. Une programmation parallèle baptisée «Extra !» multiplie les propositions, comme ces deux cuisiniers réputés de la ville qui tenteront d’interpréter ce que pourrait être une gastronomie de la culture numérique.

Fabrique d’ampoules. Le festival s’articule autour de quatre soirées. Celle d’aujourd’hui est consacrée à un parcours électronique gratuit dans la ville. Neuf lieux dispersés, reliés toute la nuit par des navettes elles aussi gratuites. Les trois autres nuits se déroulent dans une usine désaffectée, ancienne fabrique d’ampoules, abandonnée en 2005. L’équipe des Nuits sonores a livré les superbes bâtiments, détruits l’été prochain, à des profs d’architecture et collectifs de graphistes. 6 à 7000 personnes sont attendues chaque soir, avec 30 artistes répartis sur 4 scènes dispersées dans cette petite ville reconstituée, avec d’immenses bars, un magasin de disques, des espaces pour manger de la saucisse allemande… Au cœur de l’usine, une immense œuvre générative va évoluer au rythme des capteurs dispersés sur la friche, pour enregistrer la chaleur, l’affluence, le niveau sonore, etc.

Le festival s’achève dimanche avec les siestes sonores. Un après-midi musical en pente douce dans le charmant jardin de la visitation, sur la colline de Fourvière.

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Une vidéo qui montre un peu combien l’endroit était vaste et rempli !