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Mercredi matin, première heure, épluchage des offres d’emploi sur le site de l’Ag. Nationale Pour l’Empl., j’envoie 4 candidatures par mail et je passe un coup de téléphone. À l’issue de ce dernier dont le contact m’a laissé une bonne impression, je conviens d’une heure de rendez-vous pour un entretien d’embauche.
Jeudi matin, 9 h tapantes, j’entre dans le magasin de 450m2 à St Priest, où je suis immédiatement reçue par madame M. Je passe 35 minutes dans son bureau glacial, j’en ressortirai les pieds et mains glacés, mais le coeur confiant de ce moment chaleureux passé avec la patronne.
Brève présentation de l’histoire du magasin, d’elle même. Ce magasin, c’est son “bébé”, c’est la première fois qu’elle embauche quelqu’un pour compenser sa propre absence, elle doit donc vraiment choisir quelqu’un de grande confiance car elle ne sera pas là pour faire tourner la boîte… Puis questions sur moi, zyeutage sur mon CV… Le classique mais non moins fatidique «Donnez-moi trois qualités vous définissant ?» arrive sur le tapis, je dévoile après hésitation
- que je suis dynamique
- que je suis également consciencieuse
- et que j’ai un bon sens de l’adaptation.
Vient ensuite le plus dur : «et trois défauts ?»
…
Si si, j’en ai, mais j’essaie d’en trouver qui ne sont pas forcément liés à ma vie à la maison avec mes enfants…
- Je suis passionnée, et ça rend les choses difficiles lorsqu’une de mes convictions est attaquée
- Je suis sympa trop facilement lorsque je fais connaissance avec quelqu’un
- Je suis d’une nature anxieuse
Elle me dit me trouver très claire et dynamique, me sent responsable et de confiance, mais elle a encore 6 personnes à voir dans la journée… Un mot pour ma défense ? Oui, à part le fait que j’ai très envie de travailler après 2 ans et demi de congé parental et une trop brève reprise récente d’activité, j’ai aussi besoin de travailler car je paie des nounous ; vous pouvez donc demander Monsieur B. en téléphonant à Carrouf Ecully, je suis certaine qu’il vous dira que je suis celle que vous recherchez… Bien bien. Le téléphone sonne, c’est une prétendante au poste, elle prend donc encore un rendez-vous. Elle me confie que dès la prise de contact au téléphone, elle sent si elle est intéressée par la personne ou pas. J’ose lui demander ce qu’elle a pensé pour moi : très positif
Si je suis choisie, je ferais une journée d’essai demain puis commencerais réellement dès lundi 9h. Est-ce bon pour moi ? Oui oui, réponds-je, après avoir visité la réserve et posé quelques questions pratiques, puis fait quelques compliments sur l’agencement du magasin. Elle dit me rappeler vers 18h, lorsqu’elle aura vu tout le monde et pris sa décision. D’ici là, ne pas trop m’en faire, elle m’a bien appréciée…
- Oui mais je suis la première ! C’est un mauvais point pour moi car les autres peuvent vous faire oublier à quel point je vous ai plu.
- Oh non, au contraire, j’ai mis l’annonce hier matin, et 20 minutes après, vous m’appeliez ; vous étiez la première. Aujourd’hui, vous êtes la première à venir. C’est donc bon signe tout ça…
- Ok. Bon courage pour cette journée d’entretiens, et ne m’oubliez pas !
16h27, mon téléphone me tire de ma sieste. Je me râcle la gorge, prends une profonde inspiration et décroche…
C’est elle. Elle a un ton un peu embêté, c’est mauvais signe.
«Je ne vous cache pas que ça a été très dur de prendre une décision…»
Aïe aïe aië, ça sonne exactement comme la sentence que j’avais eu au mois de novembre, pour la boutique bio de la Croix-Rousse. Elle voulait me choisir, mais a finalement pris quelqu’un d’autre un peu à contre-coeur, se rendant compte qu’elle avait besoin de quelqu’un à temps plein alors que je postulais pour un temps partiel. Or, j’étais prête à faire un temps plein…
Mais revenons à aujourd’hui.
«Vous êtes trois à beaucoup me plaire… Vraiment, la compétition était rude…
- … (ça y est, je suis dégoûtée, elle a pris quelqu’un d’autre, mais elle garde mon CV pour une autre fois… mince flûte fait ch–r !!)
- J’ai toutefois une dernière question : pour vos enfants, c’est vraiment bon ? Le mode de garde est assuré ?
- Oui oui, complètement, nounous et grands-parents sont là ! dis-je comme si je n’avais ô grand jamais eu de problème de mode de garde pour mes enfants. (Hum…)
- … Bon encore une toute dernière question. Je peux compter sur vous demain matin à 9 heures pour commencer ?
- OUIIIIIII OUI OUIIIIII !!!! Sans problème ! Je serai à l’heure, en forme, toute pleine du dynamisme dont je vous ai parlé !!!»
Et voilà, je signe le contrat demain, juste avant de décharger les palettes de livraison, de les mettre en rayon, d’effectuer la rotation des produits et de procéder au facing.
Alors, qu’est-ce qu’on dit ?
Pour info, les horaires sont vraiment cool :
les mardis et vendredis 9h/12h – 15h/19h
les mercredis et samedis 9h/12h
J’ai donc les lundis et jeudis de libres, et les mercredis et samedis après-midi de libres aussi. C’est un contrat pour minimum 3 semaines, et maxi un mois et demi, ce qui me convient parfaitement. J’ai mis 27 minutes pour revenir (je ne parle pas de l’aller parce qu’évidemment, je me suis un peu perdue), je peux pas faire moins mais ça me va aussi, comme c’est l’autoroute, y a pas de feux rouges. C’est pas un poste de ministre de l’environnement, mais je suis bien contente quand même
Je disais il y a quelques jours à Cédric qu’il fallait que je songe à filmer Cylian lorsqu’il fait l’indien…
Tout à l’heure dans la salle de bain, Ced faisait bien rire son fils, je m’empare donc illico de l’appareil pour filmer ces éclats de rire si doux à l’oreille… et chic chic chic, quand le petit bonhomme vert m’a vue, il a aussitôt joué le rôle si prisé
Rho là làààà… qu’il me fait craquer !!
Rappelez-vous, c’était en 2005… je m’éclatais à faire des montages vidéo de Garice qui n’était alors qu’une crevette. C’était mon premier enfant, et ça se sent quand on voit les films !!Pour ceux qui ont connu clemoon.free.fr, la vidéo suivante ne sera qu’une archive ressortie d’une boîte poussiéreuse. Mais aujourd’hui, j’ai revisionné ces séquences, et ça m’a bien amusée de voir à quel point :
- Cylian ne ressemble pas du tout à Garice bébé
- Je m’extasiais vraiment pour pas grand-chose
- Je m’amusais grave à choisir les transitions, fonds sonores, polices… c’était vraiment chouette, faut que je le refasse pour Cylian quand même, non ?
- Garice a évolué ! Il marche ! Il parle !
- Garice a persisté tout le long des visionnages : c’est Cylian, c’est Cylian ! Je lui disais «Non mon chéri, c’est toi. Tu étais tout petit petit. Tu ne savais même pas encore parler ou marcher. Tu portais des couches, tu ne mangeais pas encore de Danète (pas de pub), t’étais moins
chiantborné. Cylian n’était pas encore né, ta chambre était l’autre chambre, papa et maman n’étaient même pas encore allés aux States.* Tu dormais dans un lit à barreaux comme Cylian, tu avais une tutu (sucette) et j’étais plus grosse.» Alors après il me disait «C’est moi ?», ce à quoi je répondais avec un grand sourire attendri «Oui mon chéri» et alors il ajoutait en regardant l’écran «et là c’est Cylian !»… Je rétorquai donc «Tu vois mon coeur, c’est ce que je disais… t’étais moins borné à l’époque…»
Ah là là… Le temps passe, c’est fou ! Voilà la crevette numéro ouane, à pas encore 3 mois, dans une serviette de bain signée “Paléo festival”, quelle classe ! :*Il faut aller là tout de suite !! (là oui je fais de la pub, encore)
L’enfant prodige est de retour à la maison
Il est ravi de ses vacances chez Papi et Maminie et ça tombe bien, car il y retourne dès demain !
Les grands-parents, d’après ce qu’ils disent, sont ravis également, ça tombe bien, ils viennent le récupérer demain !
Alors j’ai appelé le petit ange tous les soirs et il était toujours content, jamais triste de ne pas être avec nous, pas de coup de blues en raccrochant, la belle vie quoi ! Pas de cinéma pour aller au dodo, de la balançoire et du toboggan au quotidien, de bons repas, un Papi pour toujours jouer… Tu m’étonnes qu’il veuille y retourner !
Voici interview et diaporama pour redécouvrir un Garice en pleine forme.
Et pour les photos en musique (31 prises dans la même demi-heure) :
Alors on a bien compensé la déception de la soirée au château, en se faisant une super soirée en tête à tête avec N1N1.
Au programme, des délires dans son salon, avec super musique, des chorégraphies dignes de Béjart, son téléphone pour nous filmer, de la bonne Adèle sc0t et des petites tartelettes.
Puis entrée (VIP) à la plateforme, péniche super branchouille de Lyon. Fouille sur la passerelle avant d’entrer, c’est un pote de la bande quand j’étais en 3è, on entre donc à l’oeil et sans être fouillés (oohhh dommage
)
Et enfin, délires au Diviouane (je ne cherche pas à faire de la pub donc je l’écris comme je veux) jusqu’à 5 heures du mat.
Ahhhh que ça fait du bien !! Je me suis défoulée ET amusée, c’est cool !
Bon, par contre, anecdote (attention jeunes yeux s’abstenir de lire) y avait une nana, on l’a surnommée chatte en chaleur sur patte, Oh Mon dieu ! En résumé : absence totale d’inhibition, en chaleur, pas de culotte, envahissante et fait pitié. In-cro-yable ! Je pensais même pas voir ça en vrai un jour. C’était dégoûtant et désolant. Mais bon, sinon on a bien ri
Et puis sinon, samedi soir on a passé une soirée (jusqu’à 3 heures du mat’) à la maison avec Jean-Jean, Flo et N1N1. “Bonjour Robert”, bon dîner et “Mare Nostrum” au programme, on était bien contents (en plus j’ai gagné à Mare Nostrum, en tant que Jules César. Hi hi dans ta face Flo !)









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