
J’ai regardé “Home”. Je suis restée très perplexe. Entre le fait qu’un film de sensibilisation internationale soit réalisé, et le fait qu’il ait été produit, subventionné et commenté de manière pas du tout écologique… ça fait bien hypocrite tout ça.
Alors après la deuxième visualisation du film, j’avais toujours la rage à la gorge, au corps et à l’esprit… mais je me suis fait une opinion un peu plus réfléchie et objective. Du moins j’ai essayé ; et puis je me suis lancée dans des recherches, des débats d’opinion :
La première chose à réaliser, et à accepter, c’est qu’il ne s’agit pas d’un film politique, et qu’il n’est donc pas là pour apporter des solutions. Une fois qu’on a accepté ce fait, on peut trouver le film moins médiocre.
Ensuite oui d’accord, pour le réaliser, il fallait bien se “contenter” de prendre l’argent où il tombait. Qu’il provienne de grands pollueurs ou pas, le film est là. Alors je vais me contenter de parler du contenu du film et de son papa.
Le papa justement est un bon photographe, on ne peut lui retirer ce talent. Mais il n’est pas scientifique et aurait donc du céder la place de voix off à quelqu’un de plus sérieux en ce domaine. Parce que le discours justement, laisse à désirer… Entre les erreurs de chiffres annoncés, les hypothèses incorrectes servant d’arguments, quand bien même cela va dans le sens de la personne soucieuse de faire changer les choses, bein non y a pas, ça ne peut pas être pris au sérieux !!! Se battre avec une arme, ça aide. Si l’arme n’est pas en caoutchouc, c’est quand même bien mieux.
Moi à la fin du film, les deux fois, je ne me suis pas sentie gonflée de motivation ou d’espoir quant à un éveil collectif… Non, je me suis sentie découragée, triste et en colère. Comme si j’étais placée témoin d’une société et d’une espèce disparues. Je me suis fait l’effet d’être Véhir, dans la cellule secrète renfermant la projection hologramme du dernier être humain sur le point de mourir, révélant tous les secrets du déclin de l’Homme, à ce petit être génétiquement conçu des centaines d’années plus tôt… (Les Fables de L’humpur, Pierre Bordage 1999) Enfin bon, là ce sont mes sentiments et non un regard critique ayant pris assez de recul. On ne se refait pas du jour au lendemain.
Justement ! Il est bien là le problème !
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Home, un film avec des images remarquables qui montrent tout le talent du très grand photographe qu’est Yann Arthus-Bertrand. Positif dans son introduction comme dans sa conclusion, dommage que son développement soit émaillé d’erreurs grossières et de commentaires à la limite du spécieux, très sûrement volontaires, compte tenu de l’expérience de communicateur qu’est aussi devenu Arthus-Bertrand.
Exemples :
Faux ! En effet, les mers et les océans occupent 72 % de la surface de notre planète. Si l’eau montait de 7 mètres cela ferait, au minimum et sans tenir compte que beaucoup de rivages seraient alors recouverts, quelques 2 570 373 klm3 d’eau supplémentaires (avec un rayon terrestre de 6371,007 klm). Or, sachant qu’un litre d’eau représente environ 1,1 litre de glace, cela veut dire, qu’actuellement, il y a 1,3 klm d’épaisseur de glace, uniformément sur chacun des 2 175 000 km2 de terre (les creux et les sommets) du Groenland. Si cela est possible au Nord et en son milieu, où la couche peut atteindre 3 klm dans certaines vallées, cela ne l’est plus du tout au Sud, où elle fait zéro centimètre en été. En fait, personne ne sait vraiment combien de mètres cubes représentent la calotte glacière de cette île. Les estimations vont de
2,9 millions de mètres cubes à
2,7 millions de klm cubes. Les acteurs économiques qui vivent du réchauffement climatique prennent bien sûr les très inquiétants 2,7 millions de klm cubes, les autres, seulement 2,9 millions de mètres cubes. La différence est énorme, et personne ne prend la peine de vérifier quoi que ce soit.
Rappelons enfin, à Arthus-Bertrand, que le nom de Groenland signifie dans la langue de ses autochtones danois “terre verte”. Pourquoi verte ? Parce qu’il y a 1000 ans environ, le Groenland était une île recouverte de verdure et très arborée. Donc, par définition, sans glace ou presque. Pourtant le niveau des mers et des océans ne recouvrait pas ce pays et n’avait pas 7 mètres de plus qu’aujourd’hui.
Est-ce bien sérieux ? Pourquoi ne pas tout dire alors que l’on défend une belle cause ?
—> Les rivières ne coulent plus du Kilimandjaro !
Faut-il rappeler que le Kilimandjaro est un stratovolcan éteint de Tanzanie et que les seules rivières qu’il a abritées, il y a environ 750 000 ans, étaient des rivières de lave.
Pourquoi laisser entendre que nous sommes responsables de la disparition des rivières de ce volcan, qu’il n’a jamais eues ?
Est-ce bien sérieux ?
Etc, etc. Et par la suite, dans la discussion avec Calvi, le DG du WWF annonce que les pets des vaches sont responsables de 30 % du réchauffement climatique ? Et son collègue de renchérit en disant que … dans 10 ans c’est la fin du monde si on ne fait rien dès maintenant … mais pour lui c’est déjà trop tard !
Ces discours réjouiraient Thomas R. Malthus (1766-1834) qui annonçait en 1798 que la Terre ne pourrait pas nourrir plus d’un milliard de personnes. Et le rapport Dennis L. Meadows de 1972 et 1974, qui sous l’égide du Club de Rome, annonçait la fin du pétrole 20 ans plus tard et qu’une croissance de zéro pourcent devenait indispensable !
Est-ce bien sérieux ? Est-ce bien sérieux de vouloir construire un nouveau monde sur des données totalement farfelues ?
Alors bien sûr, sous tout cela il y a un business fabuleux et porteur d’avenir. Ce thème alimente des flux financiers de plusieurs milliards de dollars US chaque et, in fine, des emplois. Bravo ! Mais, faisons du business tout en restant sérieux !
Alors, qui ne souhaite pas protéger la planète ? Qui ne désire pas une croissance durable qui n’empêche pas les pays pauvres de se développer tout en préservant le futur ? Mais quel contribuable acceptera de payer pour empêcher que les bovins fassent des pets ou que le Kilimandjaro se réveille à nouveau pour montrer que ses rivières ont bien existé ?
Dommage que de si belles images soient gâchées par le commentaire des fois erroné de Yann Arthus-Bertrand et suivi d’une discussion dans laquelle figurait deux ou trois hommes ou plutôt deux ou trois intégristes de l’écologie …
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Télérama : Vous parcourez la planète en tous sens, vous enchaînez film sur film. N’avez-vous pas envie de vous poser un peu quelquefois ?
Yann-Arthus Bertrand : Tant qu’il y aura du kérosène pour faire voler des hélicos, je ne m’arrêterai pas de turbiner. Vous n’êtes pas près de voir Mes pantoufles vues du ciel.
Source Télérama
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Quand François-Henri prend soin de ses Elois !
Comment une conscience humaine un peu évoluée peut-elle accepter 4 morts sur 6 lors de la prochaine pandémie d’octobre 2009 ? Certes les scientifiques n’en savent encore rien (ni le taux de mortalité ni la date exacte à laquelle la grippe du porcinet à plumes s’emballera). Ce sont les chiffres annoncés par les préfets à leurs élus, il y a déjà un an et demi de cela. Mais chuuuuuuuute, n’affolez pas la population…
Simples devins ou sont-ils tombés sur les bons de commandes de virus pandémique ??? Rien de tout cela, rassurez-vous. On applique les ordres comme on a toujours fait, et moins on se pose de question mieux c’est.
Pendant que nos communes préparent cercueils, chambres froides, lieux de quarantaine (autrement nommés camps de concentration), et que nos supers marchés révisent les procédures de rationnement (et oui il sera de bon ton de manger ce qu’on vous donne… au cas où le virus n’aurait pas d’impact sur les organismes encore alimentés par une nourriture non-industrielle) ;
Pendant qu’on liste les vieux et les bébés, sur ordre du préfet toujours, (je n’invente rien, renseignez-vous dans vos mairies…) ;
Pendant que le nimbo tiqué se gargarisait avec le devoir de mémoire (lui semble avoir bien tout révisé !) ;
Pendant qu’on se demande qui a gagné la nouvelle star…
François-Henri Pinault, membre du Bilderberg, chérisseur s’il en est de notre belle planète, comme tout bon gros industriel qui se respecte, nous offre de belles images et un commentaire arrangé (pour notre bien évidemment, qui parle de mensonges, de propagande écolo ???) pour accepter le fait que la population terrestre serait plus à son aise si elle était quelque peu réduite.
Eux semblent savoir qui sont les bienvenus où non sur la Terre, alors de grâce faisons leur confiance !
Et puis « il est trop tard pour être pessimiste », c’est bien rentré cette fois ci dans vos têtes d’élois ? Papa a dit trop tard, tu te tais et tu fais ce qu’on te dit, non mais, sale gosse !
Alors qu’est-ce qu’on dit ?
Merci François-Henri !
Avec le prix de ce film, on aurait pu offrir à chaque habitant de la Terre un moteur stirling couplé à un générateur de gaz de Brown pour fournir une énergie libre et non polluante.
Et puis quoi encore ??? La libre pensé est déjà passée de mode, vous n’allez pas ajouter l’énergie libre, la libido de nos chers gouverneurs en prendrait en sérieux coup…
Commentaire très pertinent de Philiblues, trouvé là
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Le film Home prêche la mobilisation, la prise de conscience et l’honnêteté dans un monde corrompu. C’est un projet interessant et positif. Cependant, Yann Arthus Bertrand devrait donner lui-même l’exemple de l’intégrité qu’il promeut en indiquant aux spectateurs qu’il n’est pas seul à l’origine de ce film. Loin de là. En effet, « Home » est un plagiat total, tant sur le plan des images, de la musique, du montage et du message du magnifique film Koyaanisqatsi qui date de 1983 !
Chacun et chacune pourra vérifier par lui-même l’hallucinant copiage de Home sur ce film qui était vraiment visionnaire à l’époque. Comment, dès lors faire confiance à quelqu’un qui tire la couverture à lui, et qui malgré une humilité apparente, cache ses sources ? Il est important que les spectateurs soient informés de cette réalité afin de se faire leur propre opinion sur le film et le personnage en question. Un tel manque d’honnêteté ne peut que rendre suspicieux et la moindre des choses est de rendre aux créateurs de Koyaaniskatsi l’hommage qu’ils méritent, ne serait- ce qu’en les mentionnant comme référence. Sans Koyaanisqatsi, Home ne serait jamais ce qu’il est. Et, franchement, je trouve que l’original est mieux que la copie …