Me voilà donc fromagère au rayon crèmerie, à 5 minutes en voiture de chez moi. (À ce propos, je demande un vélo au Père-Noël, ce sera quand même plus écologique et plus économique !!)
Bilan après 12 heures et demi effectuées : positif.
Le magasin est très spacieux, lumineux (hum, grâce aux néons, mais pas genre hôpitaux), et l’équipe est composée de 5 personnes dont moi-même, mais évidemment pas toutes en même temps. Les 4 autres personnes sont (malheureusement uniquement) des femmes, au caractère très différents, ce qui permet de varier les plaisirs n’est-ce pas. Et notre étalage de fromages est bien plus important qu’en grande surface. Plutôt de bons produits, d’après ce que j’en sais à J+2. Pas vraiment donnés par contre, mais qu’est-ce qui l’est aujourd’hui ? Le fromage est un produit de luxe. Et je peux vous l’affirmer : les papis-mamies aiment le luxe !
Je me débrouille plutôt bien d’après mes collègues. Je maîtrisais déjà la coupe au fil et à la lyre au bout d’une journée, ce qui n’est pas le cas d’une nana en formation travaillant pourtant en fromagerie depuis 4 ans… J’ai un bon contact avec la clientèle, ce qui n’est pas une découverte puisque j’avais déjà fait mes premières armes en poissonnerie l’année dernière. L’ambiance n’est d’ailleurs pas bien différente ; j’aime ce rapport à la clientèle, sans le côté fric entre nous, puisque ce n’est pas nous qui encaissons. Je distingue déjà les frais des secs, (je parle des fromages hein, pas des clients) les crémeux (un peu trop bien hum hum), les vaches des chèvres/brebis, les fermiers – lait cru – pasteurisés – fleuris – affinés… Me manquent plus que les codes à connaître par coeur, mais je maîtrise le 15545 à la perfection (Comté à 12-15 mois d’affinage, en promo et dégustation cette semaine).
Reste à montrer mon talent de mise en rayon crèmerie (où je ne me fais aucun soucis, puisque je l’ai fait sur un magasin entier pendant 3 mois l’année dernière aussi), mais je prends l’initiative, lorsque j’ai coupé assez de fromage d’avance et qu’il n’y a pas trop de clients, d’aller faire un peu de facing pour repérer les produits en vente. Fromages libre-service, yaourts et autres douceurs de fin de repas, crèmes fraîches, pâtes fraîches, beurre, quenelles, pâtes à patisserie, oeufs, laits, brioches, madeleines, et même confitures…
Qu’est-ce qu’on gaspille comme papier et film alimentaire !!! :’(
Mais sinon, ça va bien. Je rentre chez moi le dos hurlant de douleurs, mais très contente, vraiment.
Demain je commence à 6h du mat… Et samedi je bosse toute la journée. C’est pas glop, mais je suis vraiment contente de travailler !!!
Mon plus grand regret : aucun fromage bio à la coupe…
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